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« Aberrant » : l’absence de climatisation dans les chambres du futur CHU de l’île de Nantes inquiète

Une · · Par Claire BERNARD

« Aberrant » : l’absence de climatisation dans les chambres du futur CHU de l’île de Nantes inquiète

« Aberrant » : l’absence de climatisation dans les chambres du futur CHU de l’île de Nantes inquiète Alors que le futur CHU de Nantes, sur l’île de Nantes, doit

« Aberrant » : l’absence de climatisation dans les chambres du futur CHU de l’île de Nantes inquiète Alors que le futur CHU de Nantes, sur l’île de Nantes, doit ouvrir ses portes en 2028, une controverse agite les syndicats hospitaliers : seules la moitié des espaces de ce gigantesque complexe seront climatisés, et les chambres d’hospitalisation en seront dépourvues. Selon des informations rapportées par Le Figaro le 19 juin 2026, cette décision, présentée comme écologique par la direction, suscite l’indignation du syndicat majoritaire CGT, qui dénonce un choix « aberrant » dans le contexte de canicules à répétition. ## Une conception architecturale contestée ### Des façades bioclimatiques en lieu et place de la climatisation Le futur hôpital, dont le chantier est déjà avancé, a été conçu avec des « façades bioclimatiques » et un système de rafraîchissement « via un air de renouvellement » pour les chambres. Selon Le Figaro, cette solution technique vise à réduire la consommation énergétique d’un tiers par rapport à l’existant, tout en garantissant un confort thermique « optimal ». Cependant, pour Olivier Terrien, secrétaire général de la CGT au CHU de Nantes, interrogé par le quotidien, cette approche serait insuffisante face aux vagues de chaleur qui touchent de plus en plus fréquemment la région. « Dans le contexte environnemental qu’on vit, on devrait avoir la clim partout », s’est-il indigné, annonçant son intention de réalerter la direction lors d’un prochain conseil de surveillance. Selon lui, l’absence de climatisation dans les chambres d’hospitalisation pourrait compromettre le confort et la sécurité des patients, notamment les plus fragiles, lors des épisodes de fortes chaleurs. ### Un projet déjà marqué par les polémiques Ce n’est pas la première fois que le projet de déménagement du CHU de Nantes suscite des remous. Le chantier, l’un des plus importants de France, a déjà essuyé plusieurs critiques, notamment sur son coût, son calendrier ou son impact environnemental. La décision de ne pas climatiser les chambres s’inscrit dans une logique de développement durable, mais elle soulève des questions sur l’adaptation des infrastructures hospitalières aux changements climatiques. Le CHU de Nantes s’est défendu auprès du Figaro en affirmant que le futur hôpital « a été conçu pour répondre aux enjeux climatiques d’aujourd’hui et de demain ». Il assure que le système de rafraîchissement par air de renouvellement, combiné aux façades bioclimatiques, permettra de maintenir une température acceptable, sans recourir à une climatisation énergivore. ## Des enjeux sanitaires et environnementaux en tension ### La santé des patients au cœur du débat Les syndicats, de leur côté, estiment que cette solution technique n’est pas à la hauteur des besoins réels. Selon Olivier Terrien, cité par Le Figaro, les patients hospitalisés, souvent alités et vulnérables, ont besoin d’un environnement thermique stable pour leur rétablissement. Les canicules de plus en plus fréquentes, comme celles observées en 2022 et 2023, pourraient rendre les chambres étouffantes, surtout en l’absence de système de climatisation actif. Le syndicat majoritaire prévoit donc de porter le sujet lors du prochain conseil de surveillance, espérant obtenir des aménagements avant la livraison du bâtiment. Il pourrait également solliciter l’appui d’autres organisations de santé publique pour peser dans le débat. ### Un équilibre délicat entre écologie et confort Cette controverse illustre les tensions croissantes entre les impératifs écologiques et les besoins concrets des établissements de santé. Le CHU de Nantes, en misant sur des solutions passives de rafraîchissement, cherche à réduire son empreinte carbone et à s’inscrire dans la transition énergétique. Toutefois, pour les syndicats, cette ambition ne doit pas se faire au détriment de la qualité des soins et du bien-être des patients. Alors que le chantier avance et que l’échéance de 2028 se rapproche, le débat autour de la climatisation des chambres du futur CHU de Nantes pourrait bien rebondir. La direction devra trouver un compromis entre ses objectifs environnementaux et les exigences sanitaires, sous le regard vigilant des syndicats et des professionnels de santé.