Onyx Infos

«Rumeurs», «harcèlement», milliers d’abonnés : qui était Sonia Bellina, l’influenceuse dont le corps a été retrouvé calciné dans le Gard ?

Une · · Par Claire BERNARD

«Rumeurs», «harcèlement», milliers d’abonnés : qui était Sonia Bellina, l’influenceuse dont le corps a été retrouvé calciné dans le Gard ?

Le 12 août dernier, la découverte d'un corps partiellement calciné dans un rang de vignes, à une quinzaine de kilomètres de Nîmes, dans le Gard, a ouvert une en

Le 12 août dernier, la découverte d'un corps partiellement calciné dans un rang de vignes, à une quinzaine de kilomètres de Nîmes, dans le Gard, a ouvert une enquête pour meurtre. Neuf jours plus tard, le parquet a confirmé, ce mercredi, grâce aux résultats de l'expertise ADN, qu'il s'agissait de Sonia H., plus connue sous le nom de Sonia Bellina, une influenceuse de 29 ans cumulant plusieurs centaines de milliers d'abonnés sur les réseaux sociaux. Cette affaire, qui mêle notoriété numérique et violence, interroge sur les zones d'ombre entourant la vie de la jeune femme, entre rumeurs et harcèlement présumé. ## Une notoriété construite sur les réseaux sociaux Sonia Bellina, de son vrai nom Sonia H., avait forgé sa popularité en six ans, selon les informations rapportées par Le Figaro. Elle se définissait elle-même comme une créatrice de contenu « lifestyle », un univers composé de reprises en playback de tubes populaires, de sessions en direct avec ses abonnés, ainsi que de courtes vidéos consacrées à la mode ou aux tourments amoureux. Sur Instagram, elle comptait 13 500 abonnés, sa dernière publication remontant à février 2023. Sur TikTok, en revanche, sa communauté était bien plus large, avec plus de 260 000 abonnés. Cette disparité entre les plateformes reflète une stratégie de contenu différenciée, où TikTok semblait être devenu son principal vecteur d'audience. ## Un succès accompagné de zones d'ombre Le succès de Sonia Bellina ne se serait toutefois pas limité à sa seule activité de création de contenu. Selon des éléments rapportés par la presse, sa notoriété se serait accompagnée de « rumeurs » et de « harcèlement », des termes qui reviennent dans les premières investigations menées par les enquêteurs. Si les circonstances exactes de son décès restent à établir, ces éléments pourraient éclairer le contexte dans lequel évoluait la jeune femme. Les réseaux sociaux, souvent décrits comme des espaces d'expression libre, peuvent également devenir des vecteurs de pression psychologique, un phénomène documenté dans de nombreuses affaires récentes. Toutefois, aucune information officielle n'a, pour l'heure, confirmé un lien direct entre ces tensions et le meurtre. ## Une enquête en cours, des questions persistantes L'enquête, confiée aux autorités judiciaires de Nîmes, devra déterminer les circonstances précises de la mort de Sonia Bellina. Le corps, retrouvé dans un secteur viticole isolé, avait été partiellement calciné, ce qui avait initialement compliqué son identification. Ce n'est qu'après neuf jours d'expertises que l'ADN a permis de lever les doutes. Les investigations portent notamment sur les derniers déplacements de la victime, ses relations personnelles et professionnelles, ainsi que sur les éventuels conflits liés à son activité en ligne. Les autorités n'ont, à ce stade, communiqué aucune interpellation. Cette affaire met en lumière les risques auxquels peuvent être exposées les personnes ayant une forte visibilité numérique, dans un contexte où la frontière entre vie publique et vie privée s'amenuise. Pour les proches de Sonia Bellina, le deuil s'accompagne désormais d'une attente : celle de comprendre les circonstances d'une mort brutale, survenue dans un département où les faits divers liés aux réseaux sociaux restent rares. Les prochaines semaines devraient permettre d'en savoir davantage sur les mobiles potentiels, tandis que la communauté de l'influenceuse, sous le choc, rend hommage sur les plateformes où elle était suivie.